
Trois nouveaux projets de recherche soutenus pour la santé de la faune sauvage
28 mai 2026
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Un fonds de dotation pour agir concrètement
Ceva Wildlife Research Fund soutient la recherche appliquée dédiée à la santé des animaux sauvages, parce que leur santé Opérationnel depuis le 2 mars 2023, le fonds de dotation Ceva Wildlife Research Fund est une structure |
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Investir dans la santé de la faune sauvage, c'est investir dans notre avenir commun. La survie des espèces sauvages est intimement liée à la nôtre.
Notre MissionContribuer à préserver la santé des animaux sauvages et maintenir l’équilibre de la santé globale. |
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Face à certaines maladies qui menacent la survie des animaux sauvages, nous finançons la recherche de solutions de santé adaptées lorsqu’elles sont nécessaires. En transformant les connaissances en applications concrètes nous donnons aux acteurs de terrain des moyens supplémentaires pour protéger la santé et améliorer la résilience des populations sauvages en déclin.
La surveillance des maladies - qu’elles soient émergentes, endémiques ou transmissibles entre compartiments (animaux, humains et environnement) - est essentielle pour protéger la santé des animaux et des écosystèmes. Nous soutenons des recherches visant à comprendre les mécanismes épidémiologiques, développer des outils de suivi, d’analyse et de modélisation permettant de mieux mesurer, anticiper et limiter la transmission des agents pathogènes avant l’émergence de crises sanitaires majeures.
Face aux pressions qui pèsent sur la faune sauvage - perte d’habitat, appauvrissement génétique et transformation des milieux - et qui altèrent leur santé, le fonds soutient des stratégies innovantes pour tendre vers une restauration des équilibres écologiques, réduire les conflits et permettre une coexistence durable entre tous les compartiments (animaux, humains et environnement).


3 projets
Comprendre la virologie de la grippe aviaire pour protéger animaux et humains
La chaire Interfaces étudie la circulation des virus de la grippe aviaire entre les oiseaux et les mammifères, qu’ils soient sauvages ou domestiques, notamment les chats.
Elle vise à mieux comprendre les risques de transmission et d’adaptation de ces virus à l’homme grâce à des approches innovantes de recherche et de surveillance.
L’objectif est de détecter plus précocement les virus influenza et limiter les risques de transmission entre animaux et humains.

Étudier les conséquences de la grippe aviaire chez une population de Fous de Bassan
En France, ce projet étudie l’impact de la grippe aviaire sur la population de Fous de Bassan de la réserve des Sept Iles, fortement touchée en 2022. Il analyse la propagation du virus et ses effets à posteriori grâce à un suivi sérologique et des données de terrain notamment via GPS.
L’objectif est de mieux comprendre et anticiper les épizooties pour protéger durablement l’espèce.

Étudier une nouvelle stratégie vaccinale contre la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages contre la grippe aviaire
Face à la grippe aviaire, six zoos français, vaccinant déjà leurs oiseaux, testent un nouveau vaccin innovant à la suite d'un changement de réglementation. Une vingtaine d’espèces, dont des manchots, des rapaces et des autruches, participent à cette campagne associée à un programme de recherche scientifique.
L’objectif : évaluer l’efficacité et la sécurité du vaccin pour développer une protection durable adaptée aux oiseaux sauvages de parcs zoologiques.


Développer un vaccin pour protéger les diables de Tasmanie contre le cancer de la face
Ce projet mené en Tasmanie vise à développer un vaccin innovant contre un cancer contagieux du diable de Tasmanie, responsable de fortes diminutions des populations sauvages. Il s’agit d’une tumeur faciale transmissible, pour laquelle une stratégie de vaccination orale par appâts est en cours de développement afin d’être déployée en milieu naturel.
L’objectif est de permettre une immunisation des animaux directement dans leur environnement, sans capture, grâce à cette approche innovante adaptée aux populations sauvages.


3 projets
Comprendre les déplacements des éléphants pour mieux gérer leurs populations
En Afrique du Sud, un programme scientifique étudie les déplacements des éléphants afin de mieux comprendre les options de gestion de leurs populations dans les réserves où ils deviennent abondants et impactent l’écosystème. Le projet analyse par exemple le lien entre la "pression éléphants" à travers le paysage et la densité de la population, ou l’impact de la contraception sur les comportements spatiaux et l’utilisation des habitats des animaux.
L’objectif : développer un cadre conceptuel et un outil de gestion adaptative fondé sur l’analyse des déplacements des éléphants pour mieux penser leur préservation et celle des écosystèmes qui les abritent.

Étudier l'épidémiologie de la grippe aviaire et du virus du Nil Occidental chez les vautours
Ce projet de recherche étudie la présence du virus du Nil occidental et de la grippe aviaire chez les vautours africains, des espèces essentielles à l’équilibre des écosystèmes mais aujourd’hui fortement menacées. En analysant leur exposition à ces maladies encore peu étudiées chez les vautours, il vise à mieux comprendre les risques pour leur survie et pour la santé globale (animale, humaine et environnementale).
L’objectif est de mieux détecter et prévenir les maladies chez les vautours africains afin de renforcer leur protection et la surveillance sanitaire des écosystèmes.

Mieux connaître les pangolins de Temminck pour améliorer leur soin et réhabilitation (PhD)
En Afrique du Sud, ce projet de thèse vise à mieux comprendre l’écologie du pangolin de Temminck afin d’améliorer sa prise en charge et sa réhabilitation en milieu naturel. Les données collectées permettront d’optimiser les protocoles de soins de l’espèce.
L’objectif est d’améliorer durablement la survie et la réintroduction des pangolins grâce à une meilleure connaissance de leur éco-physiologie.


Étudier la vaccination contre la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages
À la suite d'une recrudescence de la grippe aviaire en Europe depuis 2020, les zoos hongrois, situés sur des corridors migratoires majeurs, sont particulièrement exposés, avec des foyers récurrents chez les oiseaux sauvages et captifs. Pour mieux protéger leurs collections d’oiseaux sensibles, un projet de recherche et de vaccination a été lancé en Hongrie.
L’objectif : évaluer l’efficacité et la sécurité du vaccin afin de développer une protection durable adaptée aux oiseaux sauvages.


2 projets
Étudier le microbiote des géladas pour préserver la santé de tous (PhD)
Entre l’Éthiopie et le sud de la France, cette thèse universitaire étudie les agents pathogènes présents au sein des microbiotes des géladas, seuls primates herbivores, afin de mieux comprendre les risques sanitaires à l’interface entre faune sauvage, animaux domestiques et humains. Les résultats permettront d’identifier d’éventuels risques zoonotiques et de mieux anticiper les émergences de maladies. Le microbiote est également envisagé comme un miroir de la circulation des agents infectieux à l’interface des différents compartiments, incluant les zoonoses.
L’objectif est de contribuer à une approche One Health pour protéger à la fois la faune sauvage avec des espèces endémiques et menacées et la santé humaine.

Vacciner pour protéger les loups d’Abyssinie contre la rage
Ce projet en Éthiopie vise à protéger le loup d’Abyssinie, le canidé le plus rare au monde, fortement menacé par des pathologies fatales telles que la rage, transmise par les chiens domestiques qui en constituent le réservoir.
L’objectif est de mettre en place une vaccination orale via des appâts pour prévenir la contamination des populations par la rage et limiter les épidémies responsables de fortes mortalités chez les populations de loups d’Abyssinie. Des campagnes de terrain et un suivi immunologique permettront d’évaluer l’efficacité de cette méthode.


Coexister avec les léopards grâce à des solutions naturelles
Au Botswana, le projet BioBoundary cherche à réduire les attaques de bétail par le léopard grâce à des odeurs naturelles qui les repoussent. Ces solutions simples et écologiques permettent de protéger les troupeaux sans tuer les animaux sauvages.
L’objectif est de permettre aux éleveurs et aux léopards de cohabiter en sécurité grâce à des solutions naturelles.


Étudier la transmission des strongyloïdes entre les populations humaines, de primates et de canidés
Ce projet mené dans le parc national de Conkouati-Douli en République du Congo étudie la transmission des nématodes parasites du genre Strongyloides entre les primates et les canidés (chiens domestiques et chacals à flancs rayés) dans un contexte de forte interaction entre ces espèces. Les infections à strongyloïdes peuvent provoquer la maladie strongyloïdose chez les primates, y compris les humains, et les canidés.
L’objectif est d’identifier les facteurs de risque et les zones de transmission afin d’améliorer la surveillance et de renforcer les stratégies de prévention dans une approche One Health.


Étudier la vaccination contre la grippe aviaire chez les pélicans et manchots du Cap
Suite à l’épidémie de grippe aviaire de 2022, Pairi Daiza, parc animalier belge, a subi une perte de plusieurs pélicans. Pour mieux protéger ses oiseaux sensibles, le parc mène un projet de recherche et de vaccination en partenariat avec Ceva Wildlife Research Fund et avec Sciensano pour les analyses sérologiques.
L’objectif : évaluer l’efficacité et la sécurité du vaccin afin de développer une protection durable adaptée aux oiseaux sauvages.


Étudier la vaccination contre la grippe aviaire chez les manchots royaux
Face à la progression de la grippe aviaire chez les oiseaux marins et au risque d’atteinte des colonies subantarctiques, ce projet a été mis en place pour évaluer un moyen de protéger des population sauvages grâce à une stratégie de vaccination préventive. Il s'agit d'évaluer la capacité d'un vaccin contre la grippe aviaire à induire une réponse chez des manchots royaux dans l'archipel des îles Crozet. L’objectif : évaluer la réponse immunitaire et l’efficacité d’un vaccin chez les poussins, afin de déterminer sa capacité à les protéger durant leur longue période de sensibilité à terre et de contribuer au développement de solutions de protection pour les populations d’oiseaux sauvages.


Étudier la vaccination préventive contre la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages
Bien que Singapour soit encore indemne de grippe aviaire, ce projet mené dans les zoos vise à anticiper les risques en protégeant les espèces les plus vulnérables et en évaluant l’efficacité d’un vaccin nouvelle génération sur différentes espèces.
L’objectif : évaluer l’efficacité et la sécurité du vaccin pour développer une protection durable adaptée aux oiseaux sauvages de parcs zoologiques.


Établir des valeurs de référence pour mieux réhabiliter et protéger les pangolins à ventre blanc et à ventre noir
Ce projet au Cameroun vise à améliorer la prise en charge des pangolins à ventre blanc et à ventre noir, les mammifères les plus menacés, en comblant le manque de données vétérinaires. Il consiste à analyser le sang d’individus sains afin d’établir des valeurs de référence utiles à leur suivi et à leur réhabilitation.
L’objectif est de mieux diagnostiquer les anomalies sanguines et ainsi soigner les pangolins pour favoriser leur retour à l’état sauvage.


Évaluer les risques de grippe aviaire chez les oiseaux marins et les mammifères sauvages de la faune côtière patagonienne
À la suite de l’introduction de la grippe aviaire en Amérique du Sud en 2022 et aux mortalités massives observées en Patagonie, ce projet de recherche vise à étudier la circulation du virus dans la faune sauvage.
L’objectif : comprendre les dynamiques de transmission et identifier les espèces impliquées afin d’anticiper les émergences futures.


Développer un vaccin contre la chlamydia pour protéger les koalas
Ce projet mené en Australie vise à développer un vaccin contre la chlamydiose du koala, une cause importante du déclin de cette espèce emblématique. Le vaccin, première solution préventive à grande échelle, a démontré une réduction significative de la mortalité et de la gravité des symptômes, améliorant ainsi la survie et la reproduction des populations.
L’objectif est désormais d’optimiser son déploiement en conditions réelles pour renforcer durablement la conservation des koalas.

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