Face à certaines maladies qui menacent la survie des animaux sauvages, nous finançons la recherche de solutions de santé adaptées lorsqu’elles sont nécessaires. En transformant les connaissances en applications concrètes nous donnons aux acteurs de terrain des moyens supplémentaires pour protéger la santé et améliorer la résilience des populations en déclin.


Notre mission
Au fil des derniers siècles, l’Homme a profondément redessiné la planète :
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des milieux terrestres sont altérés
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des océans sont transformés
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des zones humides ont disparu
À mesure que les habitats sauvages se réduisent, les frontières entre les espèces s'effacent et avec elles les barrières naturelles, qui limitent la transmission des maladies.
L'expansion humaine avec la déforestation, l'urbanisation et l'agriculture intensive notamment, favorise les contacts entre espèces.
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cas de paludisme humain supplémentaires pour chaque km² déboisé
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de la surface terrestre concentre l'essentiel des zones de contact direct entre l'humain et la faune sauvage
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la mortalité humaine liée aux maladies peut être 9 fois plus élevée là où la biodiversité animale s'appauvrit
Dans les régions où la biodiversité animale s'appauvrit, les rongeurs vecteurs potentiels de maladies prolifèrent et les risques épidémiques se multiplient.
Aujourd’hui, plus de 3,5 milliards de personnes vivent dans des zones de contact direct avec la nature. Représentant à peine 5% de la surface terrestre ces zones concentrent pourtant les risques de transmission de maladies. On estime que plus de 70 % des maladies infectieuses émergentes chez l’Homme sont d’origine animale, et que près des deux tiers d’entre elles proviennent de la faune sauvage.
Ces échanges ne sont pas à sens unique : l'humain peut aussi transmettre des agents pathogènes aux animaux sauvages. Ces contaminations silencieuses fragilisent des populations déjà menacées et perturbent les équilibres écologiques dont nous dépendons.
La faune sauvage est un véritable baromètre de la santé de notre planète mais demeure pourtant la grande oubliée de la recherche mondiale. Faute de modèle économique, elle reste négligée, alors qu’elle est au cœur de la santé globale, celle des animaux, des humains et des écosystèmes.
Le paradoxe est saisissant : nous dépendons entièrement de la biodiversité : pour l’air, l’eau, les sols, le climat, mais nous refusons de la considérer tant qu’elle ne rapporte rien.
La nature donne sans compter, tandis que nous n’investissons que si cela rapporte.
Ceva Wildlife Research Fund est un fonds de dotation dédié à la santé
des animaux sauvages qui accompagne les acteurs du domaine en finançant
des projets de recherche appliquée et en apportant une expertise
afin de sauvegarder la biodiversité et contribuer à la santé globale.
La surveillance des maladies - qu’elles soient émergentes, endémiques ou transmissibles entre compartiments* - est essentielle pour protéger la santé des populations animales et des écosystèmes. Nous soutenons des recherches visant à comprendre les mécanismes épidémiologiques, développer des outils de suivi, d’analyse et de modélisation permettant de mieux mesurer, anticiper et limiter la transmission des agents pathogènes avant l’émergence de crises sanitaires majeures.
*compartiment : un milieu ou une composante du système de santé (humain, animal ou environnemental) dans lequel circulent et interagissent des agents pathogènes, des contaminants ou des facteurs influençant la santé.
Face aux pressions qui pèsent sur la faune sauvage - perte d’habitat, appauvrissement génétique ou transformation des milieux – et qui altèrent leur santé, le fonds soutient des stratégies innovantes pour tendre vers une restauration des équilibres écologiques, réduire les conflits et permettre une coexistence durable entre tous les compartiments.


