Pangolin qui creuse un trou pour trouver des fourmis
Pangolin qui creuse un trou pour trouver des fourmis

Afrique du Sud – Mieux connaître les pangolins de Temminck pour améliorer leurs soins et leur réhabilitation

En Afrique du Sud, ce projet de thèse vise à mieux comprendre l’écologie du pangolin de Temminck afin d’améliorer sa prise en charge et sa réhabilitation en milieu naturel. Les données collectées permettront d’optimiser les protocoles de soins de l’espèce. L’objectif est d’améliorer durablement la survie et la réintroduction des pangolins grâce à une meilleure connaissance de leur éco-physiologie.

Présentation du Projet

Localisation :  Afrique du Sud 🇿🇦

Porteur du Projet :  Jessie Berndt, PhD Student 
Encadrants : Prof. Andrew McKechnie & Prof. Ray Jansen 

Statut  :  En cours  
Durée : 3 ans - 2023 à 2026

Partenaires :

Contexte

 

Les pangolins sont les mammifères les plus braconnés au monde et, comme le pangolin de Temminck possède la plus grande aire de répartition parmi les quatre espèces de pangolins d’Afrique, il est lui aussi fortement ciblé. Les huit espèces de pangolins existantes restent encore mal connues, malgré une évolution sur plusieurs millions d’années. Victimes d’un important trafic international, les pangolins sont aujourd’hui menacés d’extinction en Afrique et en Asie du Sud-Est.

Un déclin dramatique des populations de pangolin de Temminck a été observé en raison d’une demande croissante liée à la chasse pour la consommation locale, au commerce illégal d’espèces sauvages et à certaines pratiques culturelles zouloues, dans lesquelles l’animal peut être considéré comme un totem offert aux chefs traditionnels. L’espèce est désormais considérée comme écologiquement éteinte dans la région, avec seulement des individus isolés subsistant et une reproduction insuffisante pour assurer le renouvellement de la population.

La méconnaissance de son comportement et de ses besoins biologiques complique fortement les efforts de conservation et de réintroduction, avec un taux de survie encore limité des individus recueillis. 

Défis du projet de réintroduction

 

  • Mettre en œuvre la première réintroduction mondiale d’une espèce de pangolin dans une zone où il s'est éteint localement,
  • Établir un modèle de référence international pour la réintroduction et la conservation des pangolins,
  • Orienter les futures décisions de conservation grâce à des données scientifiques robustes sur le terrain,
  • Renforcer la lutte contre le braconnage en améliorant l’efficacité des programmes de réhabilitation et de relâcher. 

Objectifs du Projet

Ce que le projet cherche à démontrer 
 

  • Étudier la disponibilité et la diversité des proies (fourmis et termites) selon les habitats, 
  • Identifier les préférences alimentaires du pangolin en fonction des conditions environnementales, 
  • Suivre les déplacements et domaines vitaux via GPS, VHF et balises satellites sur 2 ans, 
  • Analyser le choix des terriers en fonction de facteurs écologiques (température, saison, phase lunaire), 
  • Développer un plan de conservation complet pour le Zululand, transférable à d’autres régions. 

Problématique scientifique

Comment améliorer les protocoles de réintroduction du pangolin de Temminck en comprenant mieux ses besoins écologiques (alimentation, habitat, comportements et déplacements) dans un environnement où l’espèce a disparu ? 
Fichier 5.png

Solution proposée

 

Ce programme a développé un protocole de « soft release » spécifiquement adapté au pangolin de Temminck. Cette méthode consiste à acclimater progressivement l’animal à son nouvel environnement avant sa remise en liberté définitive. 
La phase d’acclimatation dure en moyenne cinq jours, mais peut varier selon l’état de santé et la capacité d’adaptation de l’individu. Une fois relâchés, les pangolins sont suivis régulièrement grâce à la radiotélémétrie afin d’évaluer leur condition physique, leurs déplacements et leur adaptation au milieu naturel. 

 

Jessie Berndt

Jessie Berndt (PhD) réalisant des mesures de télémétrie

Mise en œuvre du PhD

Les étapes clés 

07/2023

Signature du Partenariat

Résultats

Thèse en cours de rédaction.

Implication de Ceva WRF

Notre rôle dans ce projet  

 

  • Soutien financier, 
  • Suivi opérationnel.

Lexique

La radiotélémétrie ou « radiopistage » est une technique de suivi fréquemment utilisée en écologie de la conservation. En milieu terrestre cette technologie est couramment employée afin d’étudier l’occupation de l’espace ainsi que la mobilité de différentes espèces. Elle repose sur l'utilisation d'un émetteur, d'une antenne et d'un récepteur radio (Source : SCIMABIO).

Les émetteurs VHF sont des émetteurs radio utilisés pour suivre les déplacements d'animaux par télémétrie.

L'écophysiologie est l'étude des réponses physiologiques et comportementales des organismes vivants à leur environnement naturel.